Partager l'article ! La vérité si je mens ! 3 de Thomas Gilou: Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré du Senti ...
Eddie, Dov, Yvan et les autres… Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d’Aubervilliers…
Là où les vieux entrepreneurs juifs ont laissé le terrain à de jeunes grossistes chinois courageux et dynamiques… La
petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits évènements familiaux et des affaires. Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve, Serge irresponsable et
mythomane. Quant à Patrick, il est amoureux et l’heureuse élue est loin d’être facile d’accès.
Tout irait pour le mieux jusqu’à ce qu’un vent mauvais apporte son lot d’adversité compromettant sérieusement la cohésion du
groupe.
C'est sûrement grâce au succès mérité d'Intouchables que j'ai pu croire pendant quelques semaines au renouveau des comédies
françaises et pour cette même raison que j'ai cru que La Vérité si je mens ! 3 pouvait en faire partie. Après tout, les deux premiers étaient très bien, non ? Alors
pourquoi pas le troisième ? Mais voilà, une bonne comédie française, ça ne court pas les rues. Une deuxième en l'espace de trois mois ? Impossible...
Bon revenons-en à nos moutons. En l'occurrence La Vérité si je mens !, troisième du nom. A la barre,
toujours Thomas Gilou et devant la caméra, toujours les mêmes (notons tout de même le retour d'Elbaz).
Si vous survivez au générique (d'une laideur que je ne m'explique toujours pas), vous aurez un petit sourire en retrouvant la
bande des 5. Souvenez-vous bien de ce sourire, parce qu'il va pas être loin d'être le seul pendant ces deux heures et c'est bien à lui que le film doit mes deux étoiles.
J'ai parfois eu honte pour les acteurs et toute l'équipe derrière ce film tellement le résultat est aberrant.
Souvent dans des interviews de comédiens confirmés on peut lire des phrases du type "oui, c'est vrai, j'aurais pas dû tourner
dans ce film, 10 ans après, je peux le dire : c'était une daube". On prend les paris ?
Pour tenter de vous expliquer pourquoi c'est nul : toutes les blagues tombent à plat, c'est incroyablement mal joué, mal mené,
mal réalisé, mal tout en fait. Voilà, il n'y a rien à sauver et pourtant il y a déjà deux millions de français qui se sont déplacés en masse dans les salles. Allez comprendre...